
Rolland, comment analysez-vous le début de championnat de votre équipe ?
Rolland Courbis : « Dans l’ensemble, c’est presque bien. Je dis 'presque' car nous nous situons en dessous de la moyenne de deux points par match qu’il est nécessaire d’atteindre pour monter en Ligue 1. Mais par rapport au contenu des rencontres et à la qualité des adversaires que nous avons affrontés, on peut être satisfait. Nous sommes tout de même allés à Strasbourg, un autre prétendant à l’accession, et avons affronté Boulogne, qui est l’équipe en forme du moment. Il faut donc se contenter de ce total de sept points. Sachant qu’une victoire lundi sur Metz nous permettrait de passer le cap des dix points... soit deux points par match de moyenne. »
Vous avez frappé un gros coup en l’emportant à Reims quatre buts à zéro le week-end dernier…
R.C. : « Quatre à zéro est un score large, qu’on peut même qualifier d’excessif. Un écart de deux buts aurait été plus représentatif de la physionomie du match. Dans le football, il y a des soirs où rien ne vous réussit et des soirs où tout rigole. Cette fois, tout a rigolé pour nous. Maintenant, j’entends souvent les entraîneurs qui perdent 4-0 dire qu’il vaut mieux perdre une fois 4-0 que quatre fois 1-0. Et bien je vais vous dire, j’échangerai bien cette victoire 4-0 contre quatre victoires 1-0. Un succès de cette ampleur, ça arrive une fois tous les six mois. »
Quelles sont vos ambitions cette saison avec Montpellier ?
R.C. : « Nous ne les cachons pas, nous avons construit une équipe pour faire partie des trois premiers à la fin de la saison. Nous voulons retrouver l’élite après cinq saisons de Ligue 2. Pour le moment, nous ne sommes pas étincelants, mais je pense que nous sommes une équipe difficile à jouer. Après, est-ce que nous parviendrons à être constants tout au long de la saison ? Je ne peux pas vous le dire. Mais au moins, au niveau des ambitions, cela a le mérite d’être clair. »
Lundi, vous affrontez Metz, que pensez-vous de l’équipe mosellane ?
R.C. : « Ils font partie des favoris, comme les autres clubs qui descendent de Ligue 1, ce qui est logique. J’ai vu leur match à Amiens, ça me paraît être une bonne équipe, mais pas insurmontable non plus. Avec un bon Montpellier, on peut battre Metz. Ne comptez pas sur moi pour les déclarations habituelles du type ‘ça va être difficile’. Ca va être difficile pour nous, oui, bien sûr… Mais pour Metz, ça va être très difficile. »
Pour finir, un mot sur la Ligue 1. Un entraîneur, Michel Der Zakarian, a déjà été limogé. Quel sentiment cela vous inspire-t-il ?
R.C. : « Rien, dans le sens où à mon avis, son sort était déjà scellé avant même le début de la saison. Les dirigeants auraient pu le faire au bout de deux journées, ou pourquoi pas à la mi-temps du premier match. Comme ça, on aurait eu un coach de L1 licencié au bout de quarante cinq minutes… Non, vraiment, ça fait trop longtemps qu’il est « éliminé », cela ne peut pas surprendre. Après, je ne connais pas le pourquoi du comment. Je ne saurai donc pas vous dire si c’est une bonne ou un mauvaise chose pour Nantes. »
